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Comment le Judaïsme envisage-t-il la richesse ? Comment considère-t-il quelqu’un qui travaille dur pour amasser une fortune ? Ne devrait-il pas consacrer plutôt son temps à des occupations spirituelles ?
La Paracha de cette semaine qui commence avec la rencontre fatidique entre Yaakov et Essav jette la lumière sur cette question.
Des années auparavant, Yaakov s’était enfui d’Essav pour échapper à la colère de son frère. Essav pensait qu’il avait été privé, à tort, de son droit d’aînesse et des bénédictions de son père. Il voulait donc tuer Yaakov. Ce dernier s’était réfugié dans la maison de son oncle Lavan, bien loin à l’est, à ‘Haran. Là bas, il s’était marié, avait élevé une famille et prospéré. Il avait amassé de gros troupeaux de moutons et de bétail. Il revenait donc à Canaan, sa terre natale.
Sur le chemin du retour, il dut faire face à une confrontation avec son frère Essav. Y aurait-il la paix ? Finalement c’est ce qui se produisit, mais pas d’emblée. Yaakov fut tout d’abord informé qu’Essav avançait vers lui avec une armée hostile. Il prépara donc des plans d’urgence dont le plan de paix évoqué plus tôt. Son présent était accompagné d’un message de conciliation : « J’ai vécu temporairement avec Lavan et j’y suis resté jusqu’à présent. Je possède des bœufs et des ânesses, des moutons, des serviteurs et des servantes et je t’ai envoyé ce cadeau, pour trouver faveur à tes yeux ».
Nos Sages demandent : pourquoi Yaakov mit-il l’accent sur le fait que son séjour chez Lavan avait été temporaire ?
Ils répondent que par ces mots Yaakov était en train de dire quelque chose sur la nature de la richesse qu’il avait amassée. Il est vrai qu’il avait travaillé très dur et était devenu très riche.
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